Analyses réflexives
Cette année, un de mes objectifs principaux étaient de réaliser des analyses réflexives pointues et complètes.
La situation actuelle m'a beaucoup aidée car j'ai appris à m'observer et à analyser mes forces et mes faiblesses. En effet, lorsqu'on se filme on a tendance à voir tous les détails, on sait mettre pause, retourner en arrière…
Lors de mes stages, afin de réaliser au mieux mon objectif, j'ai envoyé à chaque fois mon analyse réflexive à ma pédagogue. Cela m'a permis de cerner les éléments que je ne pointais pas et ceux où j'avais vu juste.
Enfin, lors de mon stage en P1, je m'étais filmée presque tous les jours. J'ai donc pu réaliser une vidéo explicative sur mon stage "complet". Dans cette dernière j'analyse mes méthodes, je donne des conseils, je critique de manière positive ou négative ce qui a été fait…
Vidéo reprenant plusieurs éléments du stage en P1. On y retrouve des ajustements, conseil et analyses de différentes activités.
Document envoyé lors de ma supervision numérique sur la digestion.
Etude critique des grands courants pédagogiques
Dans le cadre du cours d'études des grands courants pédagogiques, nous avons eu l'occasion de découvrir divers pédagogues et pédagogies. Nous avons découvert cela sous 3 perspectives : actuelle, géographique et historique.
J'ai décidé de mettre cet article dans cette rubrique car pour réaliser la synthèse finale, j'ai dû faire preuve d'esprit critique quant aux éléments que je retiendrais pour ma pratique.
Ci-dessous vous retrouverez le travail qui nous a été demandé.
Le constructivisme
Avant janvier 2021, j'ai toujours considéré que le seule et unique méthode efficace était la mise en place de réelles situations problèmes mettant les enfants au cœur de leurs apprentissages. Cependant, lors de la découverte des différentes notions théoriques sur la méthodologie en enseignement spécialisé, j'ai réalisé que parfois, une méthode plus explicite devrait s'imposer.
Dit comme cela, on pourrait croire que ça n'a pas d'effet bénéfique mais ce questionnement est allé plus loin grâce à mon TFE. En effet, nous partions du principe que les ceintures de compétences s'inscrivaient dans le constructivisme, mais nous nous trompions : les ceintures de compétences entrent plutôt dans un enseignement de type explicite. Ce nouvel aspect nous a interpelées, Juliette et moi avons creusé ce sujet.
Grâce à ces découvertes, j'ai appris à relativiser et j'ai acquis de nouvelles compétences en matière de remise en question de mes pratiques/de, ce qu'on m'a enseigné et de l'analyse des informations. Dans ma pratique, je continuerai à mettre les enfants en constructivisme dès que j'en aurai l'occasion, mais parfois, de l'explicite ne fera pas de mal. Il faut pouvoir doser les différentes approches pédagogiques en fonction des besoins des enfants.
Séminaire réflexif
Lors du séminaire réflexif, nous nous sommes penchés sur une situation qui posait problème en stage à l'une d'entre nous.
Le premier séminaire fut très intéressant au niveau de la réflexivité et des pistes envisagées autour de la question suivante : Que mettre en place pour aider l'enfant à jongler entre sa vie personnelle et le contexte de la classe ainsi qu'à mettre des mots sur ses ressentis afin d'améliorer ses relations?

Ce séminaire était très intéressant et il m'a permis de transférer la méthode que nous avons utilisée pour mes analyses réflexives personnelles.
Cependant, le deuxième séminaire réflexif m'a déçu. La question était la suivante : "Quels aménagements pourrais-je mettre en place pour que chacun apprenne à son rythme lors d'un apprentissage ?". Je n'y voyais pas d'apport personnel car nous avions, au cours de nos études, appris une multitude d'aménagements afin que chacun apprenne à son rythme. La base de tout cela est bien évidemment la différenciation.
Cela aurait pu être intéressant si les étudiantes de Malonne nous avaient apporté des éléments que nous ne connaissions pas. Malheureusement ce ne fut pas le cas, nous avons explicité les différentes méthodes qui nous avaient été apprises mais j'avais réellement l'impression que nous discutions entre nous étant donné le manque d'intervention des autres étudiantes.
Enfin, le point positif dans tout cela est que j'ai rebrasé mes acquis et j'ai pris conscience que j'avais énormément de clefs en main pour adapter ma méthodologie à chaque élève.
Les devoirs
Je n'ai pas réellement eu l'occasion de donner des devoirs lors de mes stages. Je n'en suis pas déçue car mon vécu personnel fait que je ne suis pas pour ces derniers. En effet, en me rappelant mon parcours scolaire, en observant mes frères et sœurs (certains ont des devoirs, d'autres pas, certains ont des facilités...) j'ai un avis assez clair sur ce sujet.
Les devoirs ne sont intéressants que s'ils sont différenciés : un enfant avec des facilités ne doit pas recevoir le même devoir qu'un enfant avec des difficultés. Si ce n'est pas le cas, le temps et l'investissement sera différent et cela ne va pas leur demander la même charge de travail. Aussi, les enfants ne reçoivent pas la même aide/le même soutien à domicile ; il est donc d'autant plus important d'individualiser les devoirs.
De plus, le travail à domicile est bien souvent répétitif, pas motivant pour l'enfant... Pour pouvoir faire de ces travaux un plaisir pour l'enfant, il faut réussir à susciter sa motivation et y mettre un objectif. Il faut que ces derniers soient donnés dans une quantité raisonnable afin que les enfants puissent se reposer, jouer, avoir des activités extérieures...
Cependant, un devoir doit être fait pour aider l'enfant à progresser, il ne doit pas être « subi». En analysant ma petite sœur qui se trouve dans une école sans devoir, sans contrôle, sans bulletin... Je me rends compte qu'elle va d'elle-même réaliser des petits exercices quand elle en ressent le besoin/l'envie et pourtant elle n'est qu'en première primaire.
Après la découverte des différents documents mon avis est moins tranché :
- Appréciés par certains enfants (certains en sont demandeurs, ça été le cas durant un de mes stages) car pour certains cela représente une occupation quand ils rentrent chez eux
- Organiser son temps, avancer seul (= autonomie)
- Consolider les apprentissages, rendre fier l'élève de l'activité accomplie
- Individualiser
- L'enseignant peut se concentrer sur d'autres éléments en classe
- Insertion dans la société (nous avons tous des devoirs)
- Certains parents sont demandeurs
- Démotivation de la part des enfants/oublis/difficultés
C'est un sujet discutable, tout dépend la manière dont les devoirs vont être différenciés et amenés à l'élève.
La relation avec les parents
La relation avec les parents est importante pour l'enfant et pour l'épanouissement de l'enseignant.
En effet, la collaboration entre l'enfant, les parents et l'instituteur permettra un travail de meilleure qualité (connaissance de l'enfant donc individualisation, organisation, cohérence) pour l'enfant et une implication/différenciation de la part de l'enseignant.
Pour entretenir cette relation et faire en sorte qu'elle soit harmonieuse, il me semble essentiel que les rôles de chacun soient définis et respectés : un parent garde son rôle de parent et un enseignant garde son rôle de professionnel. Aussi, il faut établir des réunions afin d'expliquer le bon déroulement de l'année scolaire. Effectivement, si les parents n'ont pas suffisamment d'informations, ils ne vont pas être rassurés pour leur enfant ; la première réunion début septembre a donc toute son importance.
En conclusion, il faut instaurer une relation propice au développement de l'enfant car ça reste l'objectif principal. Pour cela, il sera indispensable de mettre en place :
- Réunion de rentrée
- Site internet (classroom) pour tenir les parents informés
- Journal de classe de l'enfant
- Une boîte aux lettres (pas spécialement indispensable mais je trouve cela très fun, de plus ça pourrait éviter des questions ou autre à gain de temps pour l'enseignant)
- Fiche de contact
- Cahier de la vie de la classe (en fonction du cycle le faire en ligne ou non)
- Fiche pour un retour des parents à remise en question de l'instit, les parents se sentent écoutés et valorisés
- Rassurer les parents
- TOUJOURS argumenter ses choix (montre la confiance en soi et rassure les parents)
L'évaluation
Je donne mon avis sur l'évaluation, j'y amène des arguments personnels mais aussi des arguments découvert grâce à des documents où j'ai analysé l'information.
L'évaluation est un des problème majeur de l'enseignement. En effet, il existe une multitude de façon d'évaluer, mais laquelle est la bonne ? Alors ici, je ne dis pas que je vais vous donner la clef pour résoudre le problème, mais je vais partager ma vision de cette dernière.
"L'évaluation cherche à situer l'état des acquis des élèves par rapport aux objectifs d'apprentissage visés. La notation consiste à traduire une production d'élève par une note chiffrée"[1]. Ces deux notions, très différentes, ont tendance à être confondues dans l'enseignement actuel. La notation doit être un outil permettant d'évaluer, mais il ne faut pas oublier qu'il n'est pas le seul : on peut utiliser des appréciations, des codes couleurs, des lettres... La notation a de nombreux effets négatifs : elle discrimine, elle dévalorise et démotive les élèves constamment en dessous de la moyenne. C'est pourquoi, à l'heure actuelle bon nombre de systèmes sont mis en place.
Je n'ai jamais eu l'occasion de pratiquer d'évaluation en stage, mais si je devais en réaliser au jour d'aujourd'hui je veillerai à différents éléments :
- évaluation au service de l'enfant : cela doit lui permettre de prendre conscience de son apprentissage. L'objectif est de fournir à l'enfant un outil permettant de mesurer lui-même ses progrès ainsi que ce qu'il reste à parcourir pour maitriser davantage la compétence travaillée.
- critères de réussites : ils seront rédigés avec précision, mais dans un vocabulaire accessible pour les enfants. Les enfants (et les parents) seront donc très au clair sur les attentes et les objectifs visés.
- auto-évaluation : important car cela permet de voir où l'enfant se situe et comment est-ce qu'il perçoit son apprentissage. Grâce à cette auto-évaluation, il sera d'autant plus évident de prévoir des remédiations si nécessaire et d'apprendre à connaître l'apprenant.
Evolution de ma vision de l'évaluation
Au début de ma formation, j'avais un avis assez tranché sur l'évaluation. Les points avaient une réelle valeur pour la simple et bonne raison que mes parents y ont toujours accordé une certaine importance.
Petit à petit je me suis détachée de ma représentation initiale, plus j'avançais plus je trouvais que le points ne signifiaient rien. Les points ne sont pas représentatifs des compétences de l'enfant car ceux-ci peuvent être influencés par divers facteurs (état émotionnelle, concentration, fatigue, chrono biologie...). Cette vision à notamment évoluer grâce au sujet de mon TFE : les ceintures de compétences. Avec Juliette nous nous sommes longuement penchées sur la question d'évaluation par ceintures de compétences qui est, au final, un système avec ses avantages mais aussi ses inconvénients (voir TFE).
L'enseignante que je suis aujourd'hui accorde une place importante à l'évaluation formative et à l'auto-évaluation pour des raisons déjà explicitées ci-dessus. Je connais une école sans devoir/bulletin et je compte creuser ce système car là-bas, les enfants travaillent pour eux et non pas pour avoir des points. En sortant de cette école, ils sont tout à fait capables de s'intégrer au mieux dans la société, les élèves sont évalués en permanence par les enseignants et ceux-ci différencient constamment leurs approches.
Finalement, vous l'aurez compris, j'ai encore un long chemin à parcourir au niveau de la mise en place de l'évaluation au sein de ma classe. Dans un premier temps, j'essaierai de m'adapter à la pédagogie de l'école, mais par la suite, je compte bien trouvé LE système idéal.
[1] Berthou, M., & Natanson, D. (2014). Des ceintures pour évaluer les compétences des élèves (Aide aux apprentissages) (French Edition) (p. 220.). FABERT
